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Naufrage au Yémen : encore des Africains dans des eaux troubles

migrants africains

Crédit : photo Tony Karumba(  Afp)

Encore des victime de  la migration clandestine. Ce sont des Africains, on parle de quarante-deux migrants. Ils  se sont noyés dimanche 9 mars 2014  dans un naufrage au moment de leur embarcation. L’accident  a eu  au Yémen.

Selon des informations, un patrouilleur de la marine yéménite a sauvé au moins 30 autres en mer d’Arabie, des informations confirmées par  le ministère yéménite de la Défense. L’embarcation qui transportait les migrants «a chaviré au large de la côte de Beer Ali», dans la province de Shabwa (sud), a indiqué le ministère. Les 30 rescapés ont été transférés dans un camp de réfugiés dans la ville de Mayfaa, a-t-il précisé.

Ces migrants africains, sont pour la plupart, des Éthiopiens et des Somaliens fuyant la pauvreté et les troubles dans leur pays. Ce naufrage du Yémen allonge la liste des drames en mer dont sont victimes des Africains. Au mois d’octobre, des dizaines de migrants surtout Africains ont trouvé la mort à Lampedusa. L’affaire avait fait la Une des journaux du monde. Aujourd’hui, les Africains n’ont pas tiré la leçon de cette catastrophe.

Les dirigeants africains doivent combattre le phénomène en créant les conditions d’épanouissement des jeunes Africains qui n’ont d’autre choix que de risquer leur vie en prenant illégalement des bateaux, dans l’espoir de trouver une vie meilleure. Les Africains ont trop souffert, il est temps que ça cesse, puisque selon des experts, le continent est et reste le plus riche au monde. Il a de l’or, du diamant, du fer, autant de ressources qui malheureusement ne servent pas aux populations.

En 2012 , quelque 84 000 personnes originaires des pays de la Corne de l’Afrique ont gagné le Yémen dans l’espoir de trouver du travail en Arabie Saoudite et dans les pays du Golfe, chiffres fournis par  l’Organisation internationale des Migrations (OIM).

 

 

Gambie : 12 heures chrono pour une traversée

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Chaque jour, des centaines de personnes traversent le fleuve  » Gambie « . Le moyen de transport le plus utilisé demeure ce « corbillard mobile », pardon le ferry qui assure la liaison village de Farafegné à Sénoba. Dans cet engin, tout le monde est passager, les personnes comme les animaux, les véhicules et autres marchandises embarquent et prennent tous le départ. Vous n’allez pas croire, mais ce ferry fonctionne avec un seul moteur. C’est ce qui fait que très souvent les passagers sont bloqués en pleine traversée à cause d’une panne du moteur.

Sur une distance d’environ deux kilomètres, le temps mis varie entre 1 h à 1 h 30. Autre calvaire vécu, c’est le temps que le voyageur peut perdre avant l’embarquement. Certains passent la nuit (passagers simples) ou font une semaine au bac (chauffeurs de camion) d’autres 12 heures de tour d’horloge. En plus de cet enfer, il n’y a pas de gilet de sauvetage.  Moi qui ai pris ce ferry je ne sais pas combien de personnes étaient à bord, ni les agents en charge de l’embarquement, personne ne peut vous indiquer le nombre de passagers par traversée. Ici, la surcharge est érigée en règle face à des risques de naufrage devenus ordinaires. Le danger est bien là, mais le dénoncer sur place est synonyme de suicide.

Dans ce pays frontalier avec le Sénégal, dirigé par un certain Yaya Jammeh, la liberté d’expression n’existe pas. La presse est bâillonnée, les défenseurs des droits de l’homme sont intimidés, les opposants politiques forcés à se taire de peur d’être envoyés en prison. En Gambie le président est aux anges, le peuple est sans droit. Paradoxe, ce pays a vu naître le procureur de la Cour pénale internationale, Fatoumata Ben Souda.

Ucad:Quand les idées laissent la place à la violence physique

photo oafrik

La série de violence notée depuis quelques semaines à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar inquiète tous. Enseignants, parents, administration sont interpellés. Jeudi, dernier les affrontements entre un groupe d’étudiants et des agents en charge de la sécurité de l’ucad ont fait des blessés graves.Certains ont reçu des coups de couteau ou des gourdins, d’autres des pierres , des vitres cassées ou des coups de poing. Ces affrontements se sont déroulés au rectorat.Les étudiants ont manifesté pour rejeter le montant  de 25000 fcfa fixé par les autorités pour s’inscrire à l’université ;une inscription qu’il faut faire en ligne.Les étudiants qui non seulement ont trouvé cher ce montant mais ils ont aussi souligné que tout le monde ne peut faire cette faire cette inscription puisque ceux qui habitent dans les villages, c’est à dire les zones les plus reculées n’ont pas accès à l’internet.Cette thèse a été soutenue hier vendredi par le syndicat autonome de l’enseignement supérieur le saes qui a laissé entendre que le fichier en question n’est pas du tout fiable. Selon son secrétaire général Seydi Ababacar Ndiaye, les autorités doivent suspendre la mesure en attendant de trouver d’autres solutions. Le saes a par la même occasion déploré les saccages qui ont eu lieu dans le campus. Les syndicalistes pensent que la violence n’a pas sa place dans ce temple du savoir.

Le voyage sans retour de deux sénégalais

 

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Fin de voyage  de deux sénégalais

 Leur voyage s’arrête au Maroc. Mamadou Thiam et Abdou Ndiaye ne reviendront plus au Sénégal. Ces deux immigrés sénégalais sont morts noyés il y a un mois au large des côtes marocaines. Leurs parents restent introuvables, le consul général du Sénégal au Maroc a décidé de les faire inhumer au royaume chérifien.

« Les familles  sont vivement recherchées pour le rapatriement des corps, malheureusement, elles restent introuvables. Nous sommes obligés de les faire enterrer ici au Maroc. Les autorités sénégalaises nous ont donné l’autorisation. Il reste maintenant à payer et ça coute  cher pour inhumer un étranger au Maroc » soutient Tidiane Sall. Le consul général du Sénégal  Maroc s’exprimait sur les ondes de la Rfm une radio privée à Dakar. Ce dernier d’ajouter  que l’un des corps, celui de Abdou Ndiaye, a été retrouvé il y a un mois sur une  plage. Les corps ont été identifiés grâce à leur passeport mais leur état ne permet  pas des manipulations. Ces deux corps sans vie viennent s’ajouter à la liste macabre de sénégalais morts à l’étranger.Certains sont tués, d’autres laissent leur vie en mer au cours d’un voyage illégal.

Sénégal vs Cote d’ivoire:Alain Giresse échoue à son examen

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Photo prise par Oafrik

Le Sénégal rate encore un rendez -vous international. Les lions qui ont  dominé les éléphants de la Cote d’ivoire  en première  et deuxième mi-temps  n’ont pas pu reuissi  .Ils avaient besoin de deux buts pour se qualifier et aller à la coupe du monde de 2014 au Brésil.Aujourd’hui  le rêve est brisé.Ont -ils bien joué ou y a t-il des insuffisances de la part de l’entraineur français? C’est là la question  qui attend une réponse. Mais ce qui est clair , ce qu’ Alain Giresse a échoué à son examen de passage.Le Sénégal depuis 2002, n’a pas participé à une coupe du monde.Cette  défaite a  mis beaucoup de sénégalais dans la tristesse la plus totale. L’international sénégalais Kalidou Fadiga ne croyait même pas à une qualification des lions.Dans une déclaration faite à Mbour ( 80 km de Dakar ) l’ancien international , de la génération de 2002 avait souhaité beaucoup de courage à l’équipe nationale sénégalaise de football  mais il n’était convaincu de sa  qualification .Il avait peut -être raison comme d’autres d’ailleurs.