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Actes de vandalisme à l’ucad:la honte

Voici le nouveau décor qu’offre le campus social de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar. Des pneus brulés, ordinateurs endommagés, vitres et portes cassés, des troncs d’arbres, des briques et pierres  tout sur les allées du campus. L’université a été le lieu durant deux jours de violents affrontements ayant opposé les étudiants aux forces de l’ordre. Plusieurs blessés des deux cotés, des dégâts incalculables, des vols d’ordinateurs et autres matériels dans les chambres d’étudiants ont été constatés. Jeudi jusqu’en fin de soirée, des véhicules de la police, des forces de l’ordre armées jusqu’aux dents ont été visibles devant des pavillons et des amphithéâtres. L’université abrite une guerre, c’est l’appellation qu’il faut donnée à l’atmosphère dans le campus.

Qui a tord ? Qui a raison ?

Ils sont tous coupables.

D’abord les étudiants : Ils sont accusés d’avoir vandalisé la direction du centre des œuvres universitaires le (coud)  pour disent t-ils, exiger le payement des bourses et le mastère pour tous les étudiants .Ils ont endommagé leurs biens, qu’ils le sachent ou pas .C’est le coud qui s’occupe de leur logement, assiste dans l’octroi des tickets d’accès aux restaurants  entre autres. Ce n’est pas  pour la première fois que des services de l’université de Dakar soient vandalisés. Le rectorat l’a été  mais des sanctions ont été prononcées. Comme c’est une règle, il faut casser pour faire des omelettes. Les étudiants utilisent souvent la violence pour être entendus ou pour recevoir leurs bourses. Cette façon de combattre même elle paye chez les étudiants, elle ne peut être la bonne puisque les manifestations d’étudiants font chaque fois, des milliers de pertes et des blessés.

Des policiers partout à l'intérieur du campus pour traquer les étudiants

Des policiers partout à l’intérieur du campus pour traquer les étudiants

Ensuite Les autorités : Elles ont annoncé le payement des bourses après les échauffourées. Ce n’est pas surprenant, les autorités ont l’habitude de faire le ‘médecin après la mort’, c’est-à-dire payer les bourses après saccages. Cette façon de gérer à mon avis est une honte .Aucun ministre, aucun directeur de société publique ou autres services ne souhaite rester un mois sans salaire. Pourquoi  retenir alors  les bourses des étudiants et penser à payer après marche ou manifestation de colère. Loin de donner des leçons, mais un État, c’est aussi l’organisation, la méthode, la prévention, la responsabilité et le sérieux. La situation actuelle à l’université Cheikh Anta Diop doit attirer l’attention de tous les sénégalais. L’ucad mérite une bonne image. Que les hommes politiques le sachent.Le Sénégal a besoin besoin d’institutions fortes mais cela ne suffit pas.Il faut des hommes formés ,patriotes, admirables de propositions.

Université Cheikh Anta Diop de Dakar:  » y en a marre

ucad à feu et à sang

 Encore des affrontement à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar.Ils opposent  les étudiants aux forces de l’ordre devant et même à l’intérieur du campus.Les étudiants qui manifestent contre l’augmentation des droits d’inscription fixés à 25000 francs cfa , ont empêché  la tenue du Forum ucad-entreprises (Foucade).

Sur place, des pneus brulés, des jets de pierre, des huées ,tout à été utilisé par les étudiants pour se faire entendre.Le recteur de l’université Salif Ndiaye , dépassé par la situation a même versé des larmes. Un étudiant de la faculté  des Sciences, Ibrahima Diouf a été blessé.Il a été  interné dans un hôpital de la place. Il serait touché à  l’œil gauche  lors de la manifestation. D’autres victimes ont été aussi enregistrées, on parle d’une dizaine.

La cérémonie d’ouverture de la première édition du forum ucad-entreprises (Foucade)  placée sous le signe de la professionnalisation de l’Offre de formation de l’ucad et l’insertion des diplômés, n’a pas finalement eu lieu à cause de ces événements.Le but cette activité c’est entre autres , mobiliser les employeurs  et diplômés autour de la problématique de l’emploi.Pour rappel, la question de l’augmentation des droits d’inscription à l’université à été évoquée par le chef de l’Etat lors d’un conseil des ministre en Aout 2013. Une décision automatiquement dénoncée  par les étudiants qui trouvent la mesure inadaptée à leurs conditions sociales.

Ucad:Quand les idées laissent la place à la violence physique

photo oafrik

La série de violence notée depuis quelques semaines à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar inquiète tous. Enseignants, parents, administration sont interpellés. Jeudi, dernier les affrontements entre un groupe d’étudiants et des agents en charge de la sécurité de l’ucad ont fait des blessés graves.Certains ont reçu des coups de couteau ou des gourdins, d’autres des pierres , des vitres cassées ou des coups de poing. Ces affrontements se sont déroulés au rectorat.Les étudiants ont manifesté pour rejeter le montant  de 25000 fcfa fixé par les autorités pour s’inscrire à l’université ;une inscription qu’il faut faire en ligne.Les étudiants qui non seulement ont trouvé cher ce montant mais ils ont aussi souligné que tout le monde ne peut faire cette faire cette inscription puisque ceux qui habitent dans les villages, c’est à dire les zones les plus reculées n’ont pas accès à l’internet.Cette thèse a été soutenue hier vendredi par le syndicat autonome de l’enseignement supérieur le saes qui a laissé entendre que le fichier en question n’est pas du tout fiable. Selon son secrétaire général Seydi Ababacar Ndiaye, les autorités doivent suspendre la mesure en attendant de trouver d’autres solutions. Le saes a par la même occasion déploré les saccages qui ont eu lieu dans le campus. Les syndicalistes pensent que la violence n’a pas sa place dans ce temple du savoir.

Université de Dakar: plusieurs blessés et arrestations

 

photo archive

Le ministre de l’enseignement supérieur Mary Teuw Niane en haut à gauche.

La décision  a été prise ce jeudi  21 novembre 2013. L ‘assemblée de l’université a demandé au rectorat  de porter plainte contre des étudiants auteurs des troubles. Des troubles qui ont perturbé le travail du personnel de l’université.
 

Le rectorat  dit regretter les dégâts causés par la manifestation  d’un groupe d’étudiants.Jeudi matin des groupuscules d’étudiants organisés, puissamment armés de machettes, de gourdins, de couteaux, de haches, de gaz asphyxiants, ont  exprimé leur colère dans les facultés. Cette manifestation visait à s’opposer  à  l’augmentation  des droits d’inscription des nouveaux bacheliers. Pour s’inscrire, il faut désormais débourser 25000 f cfa selon les autorités  en charge de l’enseignement supérieur .La mesure annoncée depuis plusieurs mois, a mis  les étudiants dans tous leurs états .Ces derniers ont investi hier les bureaux des scolarités des Facultés pour bloquer le déroulement des inscriptions, qui jusque là, se poursuivaient normalement. Ils ont intimé l’ordre aux agents en service de fermer sans délai leurs guichets. Ceux-ci, décidés à préserver la marche du service public et, avec l’assistance des agents chargés d’assurer la surveillance et la protection des biens de l’institution, se sont opposés à leur volonté. Les contestataires  se sont alors dirigés sur le Rectorat qu’ils ont littéralement saccagé. Quelques blessés  des deux cotés ont été notés, des vitrines  brisées, des voitures en stationnement saccagées. Certains étudiants, déjà  identifiés comme meneurs, ont été pris et mis à la disposition des forces de l’ordre. D’autres seront traduits, dans les meilleurs délais, devant la Commission de discipline selon un communiqué.

   L’Assemblée de l’Université, réunie en formation restreinte élargie aux partenaires sociaux, a demandé au recteur de porter plainte, les étudiants eux, ont promis de poursuivre leur mouvement jusqu’à ce que  les autorités reviennent sur  leur décision.

Le voyage sans retour de deux sénégalais

 

plages-marocaines

Fin de voyage  de deux sénégalais

 Leur voyage s’arrête au Maroc. Mamadou Thiam et Abdou Ndiaye ne reviendront plus au Sénégal. Ces deux immigrés sénégalais sont morts noyés il y a un mois au large des côtes marocaines. Leurs parents restent introuvables, le consul général du Sénégal au Maroc a décidé de les faire inhumer au royaume chérifien.

« Les familles  sont vivement recherchées pour le rapatriement des corps, malheureusement, elles restent introuvables. Nous sommes obligés de les faire enterrer ici au Maroc. Les autorités sénégalaises nous ont donné l’autorisation. Il reste maintenant à payer et ça coute  cher pour inhumer un étranger au Maroc » soutient Tidiane Sall. Le consul général du Sénégal  Maroc s’exprimait sur les ondes de la Rfm une radio privée à Dakar. Ce dernier d’ajouter  que l’un des corps, celui de Abdou Ndiaye, a été retrouvé il y a un mois sur une  plage. Les corps ont été identifiés grâce à leur passeport mais leur état ne permet  pas des manipulations. Ces deux corps sans vie viennent s’ajouter à la liste macabre de sénégalais morts à l’étranger.Certains sont tués, d’autres laissent leur vie en mer au cours d’un voyage illégal.