Dakar/accusation contre le chef de l’Etat: des preuves ou la prison

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La nouvelle est tombée ce lundi aux environs de 19h40. Le président directeur général du groupe de presse walfadjri est en garde à vue à la section recherche de la gendarmerie de Colobane. C’est sa deuxième convocation, la première été annulée vendredi dernier. Le patron du groupe walfadjri a été auditionné suite à sa déclaration dans une émission diffusée par sa télévision.Il avait accusé le chef de l’Etat d’être enrichi d’une manière illicite.

 Le Sénégal est un pays où tout est à l’envers, presque rien ne marche, les populations souffrent, au même moment  le régime en place est aux anges.  Macky ‘le Riche’ la morale et la probité sont piétinées, la stupidité et l’arriération sont applaudies et mises en exergue ‘ces propos sont entre autres prononcés par le président directeur général du groupe walfadjri.Le patron de Walfadjri  n’a pas raté Macky Sall en l’accusant du délit d’enrichissement illicite et qu’il détient des preuves de toutes ses déclarations. Le chef de l’Etat n’a pas jusqu’ici sorti un mot sur ces accusations, ni son premier ministre, contrairement  au  garde des sceaux, ministre de la justice, Sidiki  Kaba en visite à Tambacounda a déclaré qu’une enquête a été ouverte sans entrer dans les détails.  

 Ce que risque le patron du groupe walfadjri

Sidy Lamine Niasse a commis trois infractions qui doivent être punies, selon le Pr Mody Gadiaga de la faculté de droits et de sciences politiques à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar cité par le site Mourides. info « Il a commis le délit d’offense au Chef de l’Etat qui est une institution, le délit de diffusion de fausses nouvelles de nature à compromettre la sécurité publique, à saper le moral des populations et à jeter le discrédit sur les institutions de la République. Et enfin il a commis le délit d’atteinte à la sécurité publique, délit voisin selon l’Article 80 » explique le professeur  sur le plateau de la télévision publique.

Première sanction

Dès la diffusion  en ligne, annonçant la rediffusion  de l’émission « sortie » objet de la polémique, le procureur de la république a convoqué Sidy Lamine Niasse puis annulé sa convocation. Quant au CNRA (conseil national de régulation de l’audiovisuel dirigé par Babacar Touré, il a  interdit la diffusion sur Walf tv et Walf fm

Des questions sans réponses

Pourquoi le patron du groupe walfadjri n’a pas voulu emmener les preuves qu’il déclare avoir détenu ?pourquoi a –il refusé de copter des avocats pour le défendre ?voila des questions sans réponses .Selon un de ses collaborateurs Abdourahmane Camara le premier à échanger avec monsieur Niass après la notification de la garde à vue , le mis en cause a considéré cette affaire comme un dossier politique. C’est ce qui explique dit-il son refus de répondre aux questions et de chercher des conseils.

 

Gambie : 12 heures chrono pour une traversée

sédhiou  99

Chaque jour, des centaines de personnes traversent le fleuve  » Gambie « . Le moyen de transport le plus utilisé demeure ce « corbillard mobile », pardon le ferry qui assure la liaison village de Farafegné à Sénoba. Dans cet engin, tout le monde est passager, les personnes comme les animaux, les véhicules et autres marchandises embarquent et prennent tous le départ. Vous n’allez pas croire, mais ce ferry fonctionne avec un seul moteur. C’est ce qui fait que très souvent les passagers sont bloqués en pleine traversée à cause d’une panne du moteur.

Sur une distance d’environ deux kilomètres, le temps mis varie entre 1 h à 1 h 30. Autre calvaire vécu, c’est le temps que le voyageur peut perdre avant l’embarquement. Certains passent la nuit (passagers simples) ou font une semaine au bac (chauffeurs de camion) d’autres 12 heures de tour d’horloge. En plus de cet enfer, il n’y a pas de gilet de sauvetage.  Moi qui ai pris ce ferry je ne sais pas combien de personnes étaient à bord, ni les agents en charge de l’embarquement, personne ne peut vous indiquer le nombre de passagers par traversée. Ici, la surcharge est érigée en règle face à des risques de naufrage devenus ordinaires. Le danger est bien là, mais le dénoncer sur place est synonyme de suicide.

Dans ce pays frontalier avec le Sénégal, dirigé par un certain Yaya Jammeh, la liberté d’expression n’existe pas. La presse est bâillonnée, les défenseurs des droits de l’homme sont intimidés, les opposants politiques forcés à se taire de peur d’être envoyés en prison. En Gambie le président est aux anges, le peuple est sans droit. Paradoxe, ce pays a vu naître le procureur de la Cour pénale internationale, Fatoumata Ben Souda.

Ucad:Quand les idées laissent la place à la violence physique

photo oafrik

La série de violence notée depuis quelques semaines à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar inquiète tous. Enseignants, parents, administration sont interpellés. Jeudi, dernier les affrontements entre un groupe d’étudiants et des agents en charge de la sécurité de l’ucad ont fait des blessés graves.Certains ont reçu des coups de couteau ou des gourdins, d’autres des pierres , des vitres cassées ou des coups de poing. Ces affrontements se sont déroulés au rectorat.Les étudiants ont manifesté pour rejeter le montant  de 25000 fcfa fixé par les autorités pour s’inscrire à l’université ;une inscription qu’il faut faire en ligne.Les étudiants qui non seulement ont trouvé cher ce montant mais ils ont aussi souligné que tout le monde ne peut faire cette faire cette inscription puisque ceux qui habitent dans les villages, c’est à dire les zones les plus reculées n’ont pas accès à l’internet.Cette thèse a été soutenue hier vendredi par le syndicat autonome de l’enseignement supérieur le saes qui a laissé entendre que le fichier en question n’est pas du tout fiable. Selon son secrétaire général Seydi Ababacar Ndiaye, les autorités doivent suspendre la mesure en attendant de trouver d’autres solutions. Le saes a par la même occasion déploré les saccages qui ont eu lieu dans le campus. Les syndicalistes pensent que la violence n’a pas sa place dans ce temple du savoir.

Université de Dakar: plusieurs blessés et arrestations

 

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Le ministre de l’enseignement supérieur Mary Teuw Niane en haut à gauche.

La décision  a été prise ce jeudi  21 novembre 2013. L ‘assemblée de l’université a demandé au rectorat  de porter plainte contre des étudiants auteurs des troubles. Des troubles qui ont perturbé le travail du personnel de l’université.
 

Le rectorat  dit regretter les dégâts causés par la manifestation  d’un groupe d’étudiants.Jeudi matin des groupuscules d’étudiants organisés, puissamment armés de machettes, de gourdins, de couteaux, de haches, de gaz asphyxiants, ont  exprimé leur colère dans les facultés. Cette manifestation visait à s’opposer  à  l’augmentation  des droits d’inscription des nouveaux bacheliers. Pour s’inscrire, il faut désormais débourser 25000 f cfa selon les autorités  en charge de l’enseignement supérieur .La mesure annoncée depuis plusieurs mois, a mis  les étudiants dans tous leurs états .Ces derniers ont investi hier les bureaux des scolarités des Facultés pour bloquer le déroulement des inscriptions, qui jusque là, se poursuivaient normalement. Ils ont intimé l’ordre aux agents en service de fermer sans délai leurs guichets. Ceux-ci, décidés à préserver la marche du service public et, avec l’assistance des agents chargés d’assurer la surveillance et la protection des biens de l’institution, se sont opposés à leur volonté. Les contestataires  se sont alors dirigés sur le Rectorat qu’ils ont littéralement saccagé. Quelques blessés  des deux cotés ont été notés, des vitrines  brisées, des voitures en stationnement saccagées. Certains étudiants, déjà  identifiés comme meneurs, ont été pris et mis à la disposition des forces de l’ordre. D’autres seront traduits, dans les meilleurs délais, devant la Commission de discipline selon un communiqué.

   L’Assemblée de l’Université, réunie en formation restreinte élargie aux partenaires sociaux, a demandé au recteur de porter plainte, les étudiants eux, ont promis de poursuivre leur mouvement jusqu’à ce que  les autorités reviennent sur  leur décision.

Sénégal vs Cote d’ivoire:Alain Giresse échoue à son examen

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Photo prise par Oafrik

Le Sénégal rate encore un rendez -vous international. Les lions qui ont  dominé les éléphants de la Cote d’ivoire  en première  et deuxième mi-temps  n’ont pas pu reuissi  .Ils avaient besoin de deux buts pour se qualifier et aller à la coupe du monde de 2014 au Brésil.Aujourd’hui  le rêve est brisé.Ont -ils bien joué ou y a t-il des insuffisances de la part de l’entraineur français? C’est là la question  qui attend une réponse. Mais ce qui est clair , ce qu’ Alain Giresse a échoué à son examen de passage.Le Sénégal depuis 2002, n’a pas participé à une coupe du monde.Cette  défaite a  mis beaucoup de sénégalais dans la tristesse la plus totale. L’international sénégalais Kalidou Fadiga ne croyait même pas à une qualification des lions.Dans une déclaration faite à Mbour ( 80 km de Dakar ) l’ancien international , de la génération de 2002 avait souhaité beaucoup de courage à l’équipe nationale sénégalaise de football  mais il n’était convaincu de sa  qualification .Il avait peut -être raison comme d’autres d’ailleurs.