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RDC : Un TPI pour juger les auteurs de crime

Jean François Mombia Atutu est un réfugié congolais vivant au Sénégal depuis 2013.Loin du pays, il suit de prés la situation en RDC. Ce pays dirigé depuis plusieurs années par Joseph Kabila s’éloigne de plus en plus de la stabilité.

Entre 1997 et 2016, prés d’un million de personnes ont été tuées, six millions de femmes violées, indique un rapport du réseau d’informations et d’appui aux ONG en RDC –RIAO, à sa tête, Monsieur Atutu. L’étude a également montré que “Feronia , une entreprise canadienne , soutenue par les autorités et des banques occupe actuellement 100 000 ha des terres des pauvres paysans pour ses plantations de palmiers à huile“.

« Comment des banques de développement peuvent –elles choisir de soutenir une entreprise avec une histoire aussi brutale de violations du droit du travail et des droits humains, d’accaparement des terres ? » s’interroge le directeur du RIAO-RDC. Face à ce constat jugé amer, les auteurs du rapport réclament l’ouverture d’enquêtes publiques sur les agissements de ces entreprises et de leurs souteneurs pour rendre immédiatement publics les documents ayant trait à ces concessions foncières et les rapports financiers de toutes les filiales.

Le directeur du réseau d’information et d’appui aux ONG en RDC, qui a profité d’une rencontre à Dakar la presse, a laissé entendre que la situation dans laquelle les congolais vivent aujourd’hui, doit pousser tous les africains à réagir. « Mon pays va mal, le peuple souffre, les défenseurs des droits de l’homme persécutés, menacés, d’autres déjà arrêtés ou tués ».

Des crimes l’humanité auxquels s’ajoutent ceux économiques qui, aux yeux de Jean François Mombia Atutu constituent des éléments de preuve pour l’installation d’un tribunal international qui doit juger tous les fautifs. L’étude présentée à la presse ce lundi 07 novembre 2016, publiée par des organisations africaines, européennes et internationales ont démonté “un système financier complexe qui profiterait directement à des proches du Président Joseph Kabila”. Devant l’ampleur des conflits fonciers, les organisations des défenseurs des droits de l’hommes demandent l’arrêt de ce qu’ils appellent la souffrance des communautés qui ont perdu leurs terres et leurs moyens de subsistance.

Le rapport 2015 de Transparency International a classé la RDC à la 147é place sur 187 dans l’indice de perception de la corruption.

 

 

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USA : Trump au trône

Oui il a réalisé son rêve. Aussitôt élu Président des États-Unis, Donald Trump a déclaré ce mercredi 9 novembre lors d’un rassemblement avec ses partisans, soutiens et autres qu’il sera « le président de tous les Américains ». Face à la foule, le 45é Président des Etats-Unis a confirmé qu’Hillary Clinton l’avait félicité pour sa victoire.

Le républicain succédera au démocrate Barack Obama, qui va quitter la Maison Blanche le 20 janvier après huit années au pouvoir.

Les républicains contrôlent le Congrès

Ils conserveront le contrôle de la Chambre des représentants. Le dernier décompte leur donnait 236 élus contre 191 pour les démocrates.

Ils devraient maintenir également leur contrôle sur le Sénat, où un tiers des sièges – 34 sur 100 – étaient en jeu. Dans la chambre haute, ils comptent au moins 51 élus contre 47 aux démocrates, selon les derniers résultats.

Cette composition du Congrès est importante pour Donald Trump qui pourra travailler avec la majorité parlementaire qui a contraint Barack Obama à une difficile cohabitation deux ans seulement après son élection.

Mais attention, le travail ne sera pas facile pour Trump qui dans sa campagne, a été abandonné par beaucoup de ténors de son parti qui n’ont pas aimé ses positions et sorties. Sorties contre les musulmans, l’émigration entre autres. Cela veut que le congrès, au nom du respect de la constitution, ne va pas permettre à l’équipe de Trump de faire n’importe quoi Oui, de ce que nous avons appris, nous pouvons dire qu’aux Etats –Unis, les institutions sont indépendantes les unes, les autres.

Les enseignements

Les américains ont choisi. Ils ont fait confiance à un candidat qui vient de montrer ce que les américains ressentent dans leur cœur, ce qu’ils veulent.

Trump gagne ! Et l’Afrique ?

Le continent noir pas n’est pas concerné. Qu’il soit connu de toutes et de tous, Trump est le Président des américains, Obama l’a été, Bush, j’en passe.

 Si l’Afrique tarde aujourd’hui à décoller, c’est parce que ses dirigeants refusent le développement. C’est en Afrique que des responsables refusent de quitter le pouvoir même défaits ; c’est en Afrique que des citoyens s’entre-tuent pour le plaisir des dirigeants ; c’est en Afrique que des responsables refusent de démissionner même épinglés par des rapports d’audit ou d’enquête. C’est en Afrique qu’on s’accroche aux avantages du pouvoir et nom au patriotisme économique   

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Sénégal : une fille sur trois mariée avant l’âge de 18 ans

Le mariage précoce, une situation qui reste toujours préoccupante au Sénégal. Malgré l’engagement des autorité à mettre fin à cette pratique, le phénomène persiste. Une fille sur trois se marie avant l’âge de 18 ans.

Un rapport de l’Ong « Save the children » révèle que le Sénégal fait partie des pays qui ont le taux le plus élevé de mariages d’enfants. L’étude indique toutefois que le Sénégal a fait beaucoup d’efforts dans la lutte pour l’élimination de ces mariages précoces. Il en ressort dans ces recherches effectuées en 2015 qu’une menace est réelle du fait de ces unions sur l’éducation, la santé et la sécurité des enfants. D’après les résultats de l’enquête, dans le monde, une fille de moins de 15 ans est mariée toutes les sept secondes.

L’Ong Save the children estime qu’il faut continuer la mobilisation et la sensibilisation face à l’ampleur du phénomène considéré par les chercheurs comme un handicap refusant aux filles leurs droits les plus fondamentaux : d’apprendre, de s’épanouir et d’être des enfants.

Au titre des recommandations, les responsables de l’étude invitent la communauté internationale à multiplier ses efforts parce que si les tendances actuelles se maintiennent, le nombre total de femmes mariées pendant leur enfance, passera de plus de 700 millions aujourd’hui à environ 950 millions en 2030 et 1,2 milliards en 2050.

Le Sénégal est le 14 ème pays sur 41 à avoir lancé sa campagne nationale en 2016, pour mettre fin au mariage des enfants. La campagne continentale du même nom a été lancée en mai 2014 par l’UA pour appuyer les gouvernements qui ont une stratégie nationale et aussi assurer les échanges de bonnes pratiques pour arrêter le mariage des enfants.

 Le Directeur pays de Save the Children au Sénégal, Dr Mathurin BONZI, déclare « le lancement de la campagne nationale au Sénégal démontre de la volonté des autorités à venir à bout de ce phénomène de société mais la mobilisation doit toujours continuer et Save the Children sera toujours aux côtés de l’Etat et de la société civile pour le respect des engagements en faveur des droits des filles ».

Un nouveau rapport publié aujourd’hui par Save the Children, aucune fille oubliée : libre de vivre, libre d’apprendre, à l’abri de la violence, a établi un indice des pays classés du meilleur au pire en ce qui concerne la situation des filles, en se basant sur les mariages d’enfants, la scolarité, les grossesses d’adolescentes, les décès maternels et le nombre de femmes siégeant au parlement.

Tout en bas de l’indice, on trouve des pays comme le Niger, le Tchad, la République centrafricaine, le Mali et la Somalie, dont beaucoup ont des taux élevés de mariage d’enfants. La Suède, la Finlande, la Norvège, les Pays-Bas et la Belgique sont parmi les mieux classés.

« Souvent, les filles mariées trop tôt ne peuvent pas aller à l’école et sont plus susceptibles d’être victimes de violence domestique, de maltraitance et de viols. Elles tombent enceintes et sont exposées aux IST dont le VIH. Elles portent également des enfants avant que leur corps soit entièrement formé, ce qui peut avoir des conséquences catastrophiques sur leur propre santé et celle de leur enfant. »

Le cadre juridique existe au niveau international, à travers la Convention des Droits de l’Enfant des Nations Unies qui a été ratifiée par plusieurs pays en Afrique, dont le Sénégal, et l’âge du mariage fixé à 18 ans, confère des droits égaux à l’homme et à la femme dans le mariage, précise qu’aucun mariage ne doit être contracté sans le consentement total et libre des personnes concernées.

Le rapport de Save the Children fait savoir également que Les filles touchées par les conflits risquent davantage de devenir des enfants mariées. Les filles de familles pauvres risquent davantage d’être mariées jeunes que celles des familles plus riches. Au Nigeria, 40 % des filles les plus pauvres sont mariées avant 15 ans, par rapport à 3 % des filles les plus riches

L’Inde est le pays qui connaît le plus grand nombre de mariages d’enfants, ce qui s’explique en partie par sa vaste population. Dans ce pays, 47 % des filles soit environ 24,6 millions –sont mariées avant l’âge de 18 ans.

Ce sont les filles qui souffrent le plus durant des crises humanitaires, comme l’épidémie d’Ebola en Sierra Leone, où l’on estime que la fermeture des écoles a conduit à 14 000 grossesses chez les adolescentes.

L’organisation Save the children, exhorte les gouvernements et les donateurs à investir dans l’éducation des filles et dans leurs chances de réussite dans la vie afin de mettre un terme au mariage d’enfants et à la discrimination fondée sur le genre.

 

 

Ucad: Enfin justice pour Bassirou Faye

Horreur à l'ucad

l’étudiant tué par la police était en première année de math physique

Le verdict est tombé dans l’affaire Bassirou Faye, nom de cet étudiant tué à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar. La Chambre criminelle a condamné le policier Sidy Mouhamed Boughaleb à 20 ans de travaux forcés  pour  meurtre  et 50millions de dommages et intérêts à verser à la famille du défunt.

Le juge n’a pas suivi le Procureur général qui, dans ses réquisitions, avait trouvé des circonstances atténuantes à l’accusé et avait demandé qu’il soit condamné à 5 ans de travaux forcés.
Sidy Mouhamed Boughaled  a déjà fait deux ans en prison.

A l’université, à l’annonce du verdict la nuit dernière, beaucoup d’étudiants ont poussé un ouf de soulagment.Certains pensent que cet acte va contribuer à l’apaisement de la tension qui règne dans le campus depuis la présence des forces de l’ordre dans le temple du savoir. Cette condamnation contre un policier, est une première aux des yeux des observateurs.

Sous l’ancien régime dirigé par Abdoulaye Wade l’étudiant Balla Gaye originaire de la ville de Tivaouane a trouvé la mort le 31 janvier 2001 lors des affrontements entre policiers et étudiants au sein même du campus social. Un policier du nom de Thiendella Ndiaye a été arrêté avant d’être libéré, en 2012, l’étudiant Mamadou Diop a été écrasé par un véhicule de la police au cours d’une manifestation d’opposition à un 3é mandat de Wade, manifestation tenue à la place l’obélisque, loin de l’université. Pour ce dossier, la police n’est pas inquiétée.

  Mort de  Bassirou Faye, qu’est ce qui s’est passé ?

L’étudiant de première année en Math Physique, Bassirou Faye a été tué au cours des affrontements ayant opposé étudiants de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar aux forces de l’ordre. Le défunt a reçu une balle selon ses camarades qui étaient présents quand leur ami est touché…D’autres étudiants, plus de 200 ont été blessés. Au service des urgences de l’hôpital principal où l’étudiant décédé a été acheminé, beaucoup de blessés étaient presque méconnaissables à cause de leurs blessures. Des jambes cassées, des lèvres coupées, des têtes ensanglantées, des visages défigurés, la situation a mis les visiteurs dans leurs états.

Tout est parti de la manifestation mercredi soir des étudiants au campus qui réclamaient leurs bourses. Le Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche avait annoncé le payement à la veille. Malheureusement, les bourses n’étaient pas disponibles. Ce qui a provoqué la colère des étudiants qui, toute la nuit se sont livrés à une dure bataille avec les policiers qui se sont installés à l’ucad depuis le 21 novembre 2013. Les échauffourées ont repris tôt le matin du jeudi jusqu’à 16h heures. L’irréparable s’est produit entre 16h et 17h.

Le Premier ministre Mohamed Dione qui s’est rendu à l’hôpital principal où sont internés les blessés et le corps sans vie de Bassirou Faye, a demandé sur place au ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche Mary Teuw Niane, de lire le communiqué du gouvernement. Ce dernier dit ‘regretter les affrontements ayant conduit à la mort d’un étudiant. Il annonce l’ouverture d’une enquête par le procureur de la république.’

Quelques étudiants ayant suivi la déclaration du ministre de l’enseignement supérieur ont tout bonnement exigé la démission de Mary Teuw Niane. « Il a atteint ses limites ça suffit ! il faut que cela cesse. Nous ne voulons plus que des étudiants qui manifestent légitiment pour le paiement de leurs bourses ou pour autre chose, soient tués par des éléments des forces de l’ordre ». A leurs yeux, les policiers n’ont pas leur place au campus. Ils veulent une enquête impartiale menée à son terme, afin que cette fois-ci la personne responsable de cet assassinat soit arrêtée, sanctionnée et punie. « Il ne faut surtout pas que ce drame finisse comme avec le cas de l’étudiant Balla Gaye  qui, jusqu’ici n’est pas élucidé », ont-ils martelé. Ce drame intervient au moment le chef de l’Etat sénégalais se trouvait en France sur invitation de son homologue François Hollande pour participer à l’anniversaire de débarquement de Normandie.

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Sénégal : Habré sa perpétuité, Deby sa roue libre

Les Chambres africaines extraordinaires (CAE), sous la présidence du juge Gberdao Gustave Kam, ont condamné hier lundi 30 mai 2016, l’ancien Président du Tchad. Hissène Habré écope d’une peine d’emprisonnement à perpétuité pour crimes contre l’humanité, crimes autonome de torture, viol, traitement inhumain, esclavage forcé, exécution sommaire, entre autres. Mais ses biens ne seront pas confisqués. Il a 15 jours pour interjeter appel.

Evoquant la responsabilité de l’accusé, le tribunal note que Hissène Habré avait une « connaissance intime et étendue des crimes » commis durant son règne. Il était « membre de cette entreprise criminelle ».

Les Chambres ont estimé que les circonstances aggravantes l’emportent largement sur les circonstances atténuantes. Jugé pour crimes contre l’humanité, crimes de guerre et actes de torture, l’accusé a aussi été reconnu coupable d’avoir commis à 4 reprises des crimes de viol.

Ce procès, ouvert le 20 juillet 2015 devant les CAE, a duré 56 jours, et vu défiler 93 témoins. Le tribunal spécial a auditionné des experts, des témoins et une personne citée à témoin par les avocats de la défense.

La prison à perpétuité ou prison à vie est une sanction pénale pour les crimes les plus graves, qui consiste théoriquement en l’incarcération d’un criminel jusqu’à sa mort. Dans la pratique, tous les pays au monde admettent des libérations pour raisons de santé sérieuses, mais la possibilité d’un aménagement de la peine n’est pas universelle. Un certain nombre de pays fixe une période au-delà de laquelle un condamné est éligible à certains aménagements de peine (durée comprise entre sept et cinquante ans). Mais d’autres pays continuent (ou ont décidé à la suite de l’abolition de la peine de mort, ou pour en limiter l’application) d’appliquer la prison à perpétuité « à la lettre », c’est-à-dire sans possibilité de réinsertion. Il s’agit alors de perpétuité réelle ou de perpétuité incompressible.

Dans tous les pays ayant aboli la peine de mort, la perpétuité (et en particulier la perpétuité réelle, qui s’impose de plus en plus) constitue le châtiment suprême alternatif. Peu nombreux sont les pays qui ont aboli l’une et l’autre de ces deux peines.

« L’ouverture du procès de Hissène Habré, 25 ans après sa fuite du Tchad, est un hommage aux survivants de son régime brutal qui n’ont jamais abandonné la lutte pour la justice », a déclaré Reed Brody, conseiller juridique à Human Rights Watch. Cet avocat américain défenseur des droits de l’homme, travaille avec les survivants depuis 1999.

Ce procès a été  le premier au monde où les juridictions d’un État ont jugé l’ancien dirigeant d’un autre État pour des  violations des droits humains.
Ces Chambres ont été inaugurées par le Sénégal et l’Union africaine en février 2013 afin de poursuivre « le ou les principaux responsables » des crimes internationaux commis au Tchad entre 1982 et 1990, quand Hissène Habré était au pouvoir. A la tête de cette Chambre d’Assises, le burkinabè Gberdao Gustave Kam, aux cotés de deux juges sénégalais.

Hissène Habré, par la voix de ses avocats, a fait savoir qu’il ne voulait pas assister aux audiences. Cependant, en vertu de la procédure sénégalaise, le Président de la Cour peut l’obliger à comparaître. M. Habré a comparu de force devant les CAE, en refusant de répondre aux questions des juges et n’hésitant quelquefois pas à commettre des incidents d’audience.

« J’attends ce jour depuis ma sortie de prison, il y a près de 25 ans » a déclaré Souleymane Guengueng, qui a vécu pendant près de trois ans dans les prisons sous le régime de l’ex président  Hissène Habré. Il a créé l’Association des Victimes des Crimes du Régime de Hissène Habré (AVCRHH). « Ce verdict est un couronnement  pour nous victimes du régime Habré, nous qui avons été sacrifiés, humiliés, torturés », a déclaré lors d’une conférence de presse Clément Abeifouta.

Sous le régime Habré, des milliers d’assassinats politiques ont été perpétrés et la torture utilisée de manière systématique.

Habré est  au Sénégal depuis sa chute. Il a été renversé par l’un de ses plus proches collaborateurs, Idriss Deby.

Habré a été  arrêté une première fois au Sénégal en février 2000, mais le Sénégal avait  refusé  de le poursuivre ou de l’extrader en Belgique en 2005. Avec l’arrivée de Macky Sall au pouvoir  en 2012 , les choses ont évolué. La Cour internationale de Justice a demandé  au Sénégal de poursuivre en justice ou d’extrader Habré, ce qui a conduit d’ailleurs à la création des Chambres africaines extraordinaires. Celles-ci ont inculpé Habré en juillet 2013 et l’ont placé en détention provisoire. Après une instruction de 19 mois, les juges ont conclu qu’il y avait suffisamment de preuves pour que Habré soit jugé.

Habré  ‘démon’, Deby  ‘ange’ ?

Pur produit de l’armée, Idriss Deby Itno s’est révélé à la face du monde à coté du président Hissène Habré en tant que Commandant en chef des Forces armées du nord (FAN) pendant la rébellion contre le président Goukouni. Goukouni chassé du pouvoir, Deby installe Habré à la tête du Tchad et se fait nommer colonel. Nous sommes en 1982. Conseiller à la défense et la sécurité du président Habré, Deby dirige le commissariat aux armées et à la sécurité du parti-Etat, une organisation qui contrôle la fameuse Direction de la documentation et de la sécurité (la DDS),  devenue célèbre par la série d’arrestations, de tortures et d’exécutions sommaires – d’opposants et autres citoyens. Il n’a jamais été inquiété durant tout le procès, malgré les interrogations des uns, des autres. Dans les locaux du tribunal, certains ont soutenu que Deby ne peut pas rejeter sa responsabilité dans les massacres sous le régime de Habré en tant que plus proche collaborateur. Sera-t-il rattrapé par son passé après sa chute ? L’avenir nous le dira.

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Sénégal :L’école sous perfusion ,pas de medecin

Hlm Grand Medine

Ecole HLM Grand Medine

Le Sénégal vient de vivre le 4é référendum depuis son indépendance. Sous Léopold Sédar Senghor, premier Président Abdoulaye Wade   troisième. Macky Sall le quatrième vient de demander aux sénégalais de dire Oui  à ses 15 points de son projet de réformes constitutionnelles.Le scrutin qui s’est déroulé dimanche mars 2016 dans tout le territoire national et à l’étranger .Selon les preméres tendances non encore officielles le « Oui  » comme le souhaitait le chef de l’Etat a gagné.Dans ce contexte de fête pour les vainqueurs , de contestation chez les vaincus, l’école sénégalaise malade, très malade même , vit ses derniers jours .

Parlons d’abord de la vétusté des infrastructures.Nous avons choisi l’école Hlm Grand Médine. Elle est située dans la commune des Parcelles Assainies,la banlieue proche de Dakar.L’établissement scolaire a servi de lieu de vote au référendum avec ses 7 bureaux. Le ministre de l’économie et des finances Amadou Ba  a voté dans ce bureau pour le « Oui » qu’il a d’ailleurs obtenu. Bureau de vote ministre économie et finances Amadou Ba

Le ministre conseiller du Président de la République Mbaye Ndiaye  a mis ici son bulletin dans l’ urne pour le « Oui », il l’a obtenu.

Bureau de vote ministre conseiller du Président Mbaye Ndiaye

Bureau de vote député Thierno Bocoum

Le député de l’opposition Thierno Bocoum  lui a voté ici pour le « Non » et il  a gagné dans ce bureau

10 106 électeurs ont dit  « Oui », 897 « Non  » dans cet établissement où une bonne partie des bâtiments ne sont pas fonctionnels.Personne ne dit rien  à part quelques curieux commentant massés à un jet de pierres des salles sans toiture.  Si j’ai tenu évoquer le fait c’est parce que l’argentier de l’Etat, le ministre de l’économie et des finances connait cette école,lui dont l’avis  peut peser lourd dans la décision de réhabiliter l’établissement scolaire Hlm Grand Médine.

Il ne doit plus servir de lieu de vote mais plutôt d’un espace d’apprentissage, de quête de connaissance, de formation à des futurs dirigeants du pays qui ,certainement vont rendre la pièce de la monnaie.

Etat de l'école Hlm Grand Medine

L’école Hlm Grand Médine en souffrance, l’école sénégalaise en général cherche sauveur.Depuis plusieurs jours, le front unitaire des syndicats d’enseignants regroupant des centrales du primaire comme du secondaire, déroule son plan d’action traduit par des assemblées générales, des séries de débrayage,de la rétention des notes entre autres.Dans le supérieur,le Saes ( syndicat autonome de l’enseignement du supérieur) a décrété un mot d’ordre de 48 heures, mot d’ordre qui vient d’être renouvelé.Il donne au gouvernement un délai deux semaines pour réagir si les autorités ne veulent pas constater une gréve illimitée dans les universités publiques , selon le Saes. Le système éducatif sénégalais qui a déjà trop souffert ,est entrain de vivre ses derniers jours.Chez les syndicalistes, les actions pour exiger le respect des accords se multiplient. Les autorités elles, n’ont pas dit leur dernier mot. La question qui est posée aujourd’hui : Mais qui va sauver l’école sénégalaise sous perfusion?

 

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La France:La bonne tutrice méchante ?

La France, ce pays prisé par beaucoup d’africains, notamment des sénégalais , fait encore parler d’elle.D’une manière pas du tout plaisante.Pourquoi, elle refuse encore le visa à un journaliste sénégalais à qui elle a octroyé une bourse de stage pour une session de formation au prestigieux, CFPJ ( Centre de formation et de perfectionnement des journalistes) basé à Paris. La réponse à cette question, Elhadji Daouda Luc Gbaya ne l’aura pas .Face à ces multiples démarches sans réponse aucune, il prend la décision de parler pour au moins alerter mais aussi pour être entendu,trouver certainement des réponses. Focus sur un feuilleton qui appelle à une sérieuse réflexion sur les relations entre les jeunes africains et le pays de Marianne.
“C’est une affaire que j’ai voulu gérer, jusque-là, de manière officielle. Car j’avais pensé que le Consul général de France au Dakar allait répondre à la ‘’lettre de protestation’’ que je lui ai adressée et au recours que j’ai introduit auprès de la Commission des Recours contre les décisions de Refus de Visa d’entrée en France, il y a un mois. Mais jusque-là, je n’ai eu aucune réaction de la part des deux entités. Considérant ce silence comme du mépris, j’ai alors décidé de m’adresser publiquement aux autorités françaises et à l’opinion publique, afin que nul n’en ignore.
Que s’est-il passé ? J’ai, en effet, été sélectionné, en tant que journaliste, par le Centre de formation et de perfectionnement des journalistes (CFPJ) à Paris pour participer à la Session de formation ‘’ Traitement de l’information’’ qui devait se dérouler du 16 novembre au 11 décembre 2015. Ayant bénéficiant d’une bourse d’études du Gouvernement français à travers le Service de Coopération et d’Action culturelle de l’Ambassade de France au Sénégal, pour subir cette formation, j’ai alors déposé une demande de visa le 10 novembre 2015.
Mais grande aura été ma surprise, lorsque j’ai vu ma requête pour l’obtention du sésame rejetée. Motif ? ‘’les informations communiquées pour justifier l’objet et les conditions du séjour envisagés ne sont pas fiables.’’
Ça c’est la version officielle. Mais d’après mes informations obtenues de sources proches de l’Ambassade de France au Sénégal, ce refus de visa est lié à un autre refus dont j’avais fait l’objet en 2012 dans le cadre de cette même formation.
Ce qui me parait aberrant, car, à ma connaissance, avoir été, il y a de cela plus de trois ans, l’objet d’un refus de visa n’est pas un ‘’crime’’.
Je rappelle que c’est la troisième fois que l’Ambassade me refuse le visa. Ma première demande de visa remonte à 2000. J’avais, à l’époque, demandé un visa
Court-séjour pour passer quelques jours de vacances chez ma mère qui vit en France et qui, pourtant, détient la nationalité française.

Malheureusement, on m’avait refusé le visa, après 4 mois d’enquête, alors que j’avais tous les papiers exigés. Mieux, l’Ambassade avait reconnu que je suis un ‘’enfant français’’.
J’avais, à l’époque, attaqué la décision auprès de la Commission des Recours contre les décisions de Refus de Visa d’entrée en France. En vain !
S’il est vrai que je ne suis pas la seule personne à faire l’objet de refus de visa, j’estime, dans mon cas, qu’il ya manifestement de l’arbitraire. Car j’ai du mal à comprendre qu’un journaliste puisse bénéficier d’une bourse d’études offerte par le Gouvernement français et que le Service consulaire, qui est censé représenter le pays à l’étranger, puisse rejeter sa demande de visa.
Je considère que consulat de France au Sénégal devrait plutôt s’honorer de recevoir sur son territoire des personnes qui veulent développer leurs connaissances, plutôt que de les bloquer.
Me considérant victime d’une injustice, j’ai tenu à porter cette affaire à la connaissance de l’opinion publique en espérant que le Gouvernement français prendra les mesures qui s’imposent. »

Cordialement !
El Hadji Daouda Luc Gbaya
Journaliste
daoudagbaya@yahoo.fr

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Ziguinchor :la résurrection ?

En 2002, le « joola « , bateau qui assurait la liaison Dakar- Ziguinchor,a coulé dans les eaux gambiennes.Chiffres annoncés ça et là, 1800 morts même si beaucoup de familles doutent de la fiabilité de ce bilan.Seule certitude, le joola devait accueillir 450 passagers .Cette nuit là, il a transporté plus de 1000.Ce drame  considéré comme la grande catastrophe maritime mondiale ,reste toujours gravé dans les mémoires.13 ans  après ,précisément le 22 mars 2015 ,  deux nouveaux bateaux,entament les rotations.Diambogne et Aguene. Retour sur ce voyage inaugural de l’un des navires Diambogne avec a son bord 203 passagers, 27 véhicules, 57 tonnes de marchandises .L’espoir certes, mais ces populations de la Casamance  ne sont pas encore au bout de leur peine.

Reportage audio

Sénégal : bavure policière à l’Ucad, un étudiant tué

Horreur à l'ucad

l’étudiant tué par la police était en première année de math physique

Le régime de l’ancien président de la République du Sénégal, Abdoulaye Wade a fait une victime en son temps. L’étudiant Balla Gaye originaire de la ville de Tivaouane avait trouvé la mort le 31 janvier 2001 lors d’affrontements entre policiers et étudiants au sein même du campus social. Un policier du nom de Thiendella Ndiaye avait été arrêté avant d’être libéré.

Le régime de Macky Sall, successeur de Wade lui aussi a sa victime. L’étudiant de première année en math physique, Bassirou Faye a été tué au cours d’affrontements ayant opposé étudiants de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar aux forces de l’ordre. La victime a reçu une balle affirment ses camarades qui étaient présents quand leur ami a été touché… D’autres étudiants, plus de 200 ont été blessés. Au service des urgences de l’hôpital principal où l’étudiant décédé a été acheminé, beaucoup de blessés étaient presque méconnaissables à cause de leurs blessures. Des jambes cassées, des lèvres coupées, des têtes ensanglantées, des visages défigurés. Les visiteurs étaient abasourdis.

Tout est parti de la manifestation des étudiants au campus qui réclamaient leurs bourses dans la soirée du mercredi 13 août. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche avait annoncé le paiement à la veille. Malheureusement, les bourses n’étaient pas disponibles, ce qui a provoqué la colère des étudiants. Toute la nuit ils se sont livrés à une dure bataille avec les policiers qui se sont installés à l’Ucad depuis le 21 novembre 2013. Les échauffourées ont repris tôt le matin du jeudi jusqu’à 16 heures. L’irréparable s’est produit entre 16 heures et 17 heures.

Le Premier ministre Mohamed Dione qui s’est rendu à l’hôpital principal où ont été admis les blessés et le corps sans vie de Bassirou Faye, a demandé sur place au ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Mary Teuw Niane, de lire le communiqué du gouvernement. Ce dernier dit « regretter les affrontements ayant conduit à la mort d’un étudiant. Il annonce l’ouverture d’une enquête par le procureur de la République ».

Quelques étudiants ayant suivi la déclaration du ministre de l’Enseignement supérieur ont tout bonnement exigé la démission de Mary Teuw Niane considérant que les limites  étaient atteintes  : Ça suffit ! il faut que cela cesse. Nous ne voulons plus que des étudiants qui manifestent légitiment pour le paiement de leurs bourses ou pour autre chose, soient tués par des éléments des forces de l’ordre ». A leurs yeux, les policiers n’ont pas leur place au campus. Les étudiants veulent une enquête impartiale menée à son terme, afin que cette fois-ci la personne responsable de cet assassinat soit arrêtée, sanctionnée et punie,  car : « Il ne faut surtout pas que ce drame finisse comme avec le cas de l’étudiant Balla Gaye qui, jusqu’ici n’est pas élucidé ». Cette tragédie intervient au moment le chef de l’État sénégalais se trouve en France sur invitation de son homologue François Hollande pour participer à l’anniversaire du débarquement de Normandie.

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Gouvernement Dione: Monsieur le premier ministre,où sont les femmes?

 Aussitôt nommé par le chef de l’État, le nouveau premier ministre a présenté dans la soirée du dimanche l’ensemble du gouvernement.Ils sont 30 ministres et 3 ministres délégués qui ont été nommés. Dans sa déclaration,Mohamed Dione invite les sénégalais au travail.Dans la lecture des décrets, on entend le terme  innovation pour justifier  la nomination de cinq secrétaires d’État chargés de renforcer la réforme de l’administration sénégalaise.Mais le constat qui attire l’attention des observateurs, c’est le nombre jugé très insuffisant de femmes dans le gouvernement au moment où on parle de la parité.Elles sont sept (07) sur les 33 ministres de la nouvelle équipe chargée de faire émerger le Sénégal.

      Voici la liste du nouveau gouvernement :

  Vu la Constitution, notamment en ses articles 43, 49 et 53 ;

Vu le décret n°2014-845 du  06  juillet 2014 portant nomination du Premier Ministre ;
Sur Proposition du Premier Ministre,

DECRETE

Article premier : La Composition du Gouvernement est fixée ainsi qu’il suit :

: Madame Awa Marie Coll SECK, Ministre de la Santé et de l’Action sociale
: Monsieur Augustin TINE, Ministre des Forces Armées
: Monsieur Abdoulaye Daouda DIALLO, Ministre de l’Intérieur et de la sécurité publique,
: Monsieur Sidiki KABA, Garde des Sceaux,  Ministre de la Justice,
: Monsieur Mankeur NDIAYE, Ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur,
: Monsieur Amadou BA, Ministre de l’Economie, des Finances et du plan,
: Monsieur Papa Abdoulaye SECK, Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural,
Madame Mariama SARR, Ministre de la Femme de la Famille et de l’Enfance,
Monsieur Diène Farba SARR, Ministre du renouveau urbain, de l’habitat et du cadre de vie,
Monsieur Oumar YOUM, Ministre de la Gouvernance Locale, du Développement et de l’Aménagement du Territoire, porte parole du Gouvernement,

Monsieur Mansour FAYE, Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement,
Monsieur Aly Ngouille NDIAYE, Ministre de l’Industrie et des Mines,
Monsieur Mansour Elimane KANE, Ministre des infrastructures, des transports terrestres et du Désenclavement,
Monsieur Abdoulaye BALDE, Ministre de l’Environnement et du développement durable,
: Monsieur Mary Teuw NIANE, Ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche,
Monsieur Serigne Mbaye THIAM, Ministre de l’Education Nationale,
Monsieur Alioune SARR, Ministre du Commerce, du secteur informel, de la Consommation, de la Promotion des produits locaux et des PME,
Monsieur Oumar GUEYE, Ministre de la Pêche et de l’Economie Maritime,
Monsieur Yaya Abdoul KANE, Ministre des postes et des télécommunications,
Madame Aminata MBENGUE ndiaye, Ministre de l’Elevage et des productions animales,
Monsieur Abdoulaye DIOUF SARR, Ministre du Tourisme et des Transports Aériens,
Madame Khoudia MBAYE, Ministre de la Promotion des investissements, des partenariats et du développement des téléservices de l’Etat,
Monsieur Mbagnick NDIAYE, Ministre de la Culture et de la Communication,
Monsieur Mansour SY, Ministre du Travail, du dialogue social, des organisations professionnelles et des relations avec les institutions,
Madame Maimouna NDOYE SECK, Ministre de l’Energie et du Développement des Energies Renouvelables,
Monsieur Mamadou TALLA, Ministre de la formation professionnelle, de l’apprentissage et de l’artisanat,
Monsieur Mame Mbaye NIANG, Ministre de la Jeunesse, de l’Emploi et de la construction citoyenne,
Monsieur Matar BA, Ministre des Sports,
Madame Viviane Laure Elisabeth BAMPASSY, Ministre de la Fonction Publique, de la Rationalisation des effectifs et du renouveau du service public,
Monsieur Khadim DIOP, Ministre de l’intégration Africaine, du NEPAD et de la Promotion de la Bonne Gouvernance,
Monsieur Birima MANGARA, Ministre Délégué auprès du Ministre de l’Economie et des Finances et du Plan, Chargé du Budget,
Monsieur Moustapha DIOP, Ministre Délégué auprès du Ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfance, Chargé de la Micro-finance et de l’Economie solidaire,
Madame Fatou TAMBEDOU, Ministre délégué auprès du Ministre du renouveau urbain, de l’Habitat et du cadre de vie, chargé de la restructuration et de la requalification des banlieues
Article 2 : Le présent décret sera publié au journal officiel.

Fait à Dakar, le 06 juillet 2014

Macky SALL

Par le Président de la République
Le Premier Ministre

 Mohammed Boun Abdallah Dione